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Mon bureau à mon image: Canadian Food Wholesaler

mardi 30 juillet 2019, 15:23

Créée en janvier 2018, Canadian Food Wholesaler est une jeune entreprise en plein essor. Sebastien Le Neindre, situé dans nos espaces à Longueuil, nous parle de son expérience et des projets à venir pour sa société.



Bonjour, est ce que vous pouvez nous expliquer le concept de votre entreprise ?

Nous travaillons avec les manufacturiers et producteurs québécois afin de les préparer à l’export, nous adaptons les produits pour qu’ils soient conformes aux pays d’importation visés puis nous les proposons sur notre plateforme numérique transactionnelle Canadian Food destiné principalement au B2B. Nous consolidons plusieurs palettes provenant des différents manufacturiers et nous les envoyons dans des conteneurs sec, réfrigéré ou surgelé dépendant du type de température des aliments. Nous avons des "hubs" de déstockage à l’étranger nous permettant de conserver un inventaire pour rapprocher les produits québécois des acheteurs étrangers.

Nous proposons des produits distinctifs n’ayant pas leur pareille à l’international : du bœuf québécois sans hormone et sans antibiotique, de la volaille comme du poulet ou du canard, des poissons et fruits de mer, des fruits surgelés comme la camerise ou les bleuets sauvages, des produits transformés autant pour le détail que pour le commerce de gros, etc.

Nous sommes actuellement déployés en France et à Cuba. En France, le déploiement est très rapide, grâce à Marjorie, notre nouvelle directrice des ventes d’Europe et logistique globale.

On vend à des clients finaux, des grandes enseignes, des restaurants, des commerces, des distributeurs, grossistes etc. Pour Cuba, nous avons reçu récemment notre code MINCEX permettant de vendre directement aux importateurs cubains. Nous travaillons actuellement sur plusieurs projets de commercialisation porteurs pour le Québec alimentaire.


D’où vous est venu le concept ?

C’est né d’un constat d’absence d’étape de commercialisation entre les manufacturiers et l’acheteur final. Parce que dans l’exportation, les manufacturiers sont très bons pour présenter leurs produits, mais quand ils arrivent à l’étape de la commercialisation, il y a un gouffre et il ne se passe plus rien. Le concept de Canadian Food Wholesaler assure le chainon manquant : la commercialisation et la mise en marché des produits québécois à l’international. Nous offrons des centaines de produits sous un seul compte fournisseur. Nous simplifions l’exportation pour les manufacturiers d’ici tout en simplifiant l’importation des acheteurs d’ailleurs.

Lorsque j’étais salarié, j’ai initié et géré un projet d’export novateur. Au bout d’un an et demi l’entreprise a décidé de mettre fin au projet car les ventes n’arrivaient pas suffisamment rapidement et elle devait se recentrer sur ses opérations primaires. Mais pour moi l’appel était trop fort, j’ai donc créé Canadian Food Wholesaler. Ça fait 30 ans que je travaille dans l’alimentation, la moitié de ma vie je l’ai travaillé en magasin et l’autre moitié dans le milieu grossiste. J’ai appris de toutes ces expériences professionnelles, que ce soit les plus et les moins.


Pourquoi avoir choisi le coworking ?

De Janvier 2018 au mois de mai de cette année, je travaillais à domicile avec des collaborateurs à l’externe. Grâce à des programmes de financement gouvernementaux, j’ai pu embaucher deux salariés. Plutôt que de travailler dans un 3ème sous-sol d’un bureau anonyme, sans aucun équipement, l’appel du coworking a été clair. Au même moment, les locaux longueillois de la Halte 24/7 prenaient forme. Un dimanche de mai, j’ai écrit à info halte, le lendemain, Olivier m’a répondu et à 8h du matin j’étais ici, j’ai visité et ma décision était déjà prise !

Comment avez-vous vécu le changement de salarié à chef d’entreprise ?

Depuis toujours, mes patrons me disaient que j’étais un entrepreneur. Lorsque j’étais en négociation, je gérais mes catégories comme s’ils s’agissaient de mon entreprise. Lorsque j’ai été promu au développement des ventes, je gérais mes dossiers et mes initiatives comme une PME. J’étais très heureux dans mon dernier emploi, c’était vraiment ce que je voulais faire, c’est presque identique à ce que je fais maintenant mais dorénavant je suis mon propre patron. C’est sûr que le changement fait quelque chose, déjà sur le salaire (rires). C’est le chemin du combattant jusqu’à ce que ça commence à fonctionner.

Avez-vous des projets en cours ?

Nous avons créé la marque ombrelle, Nyctea, permettant de faire connaitre les produits québécois à l’international. Nyctea est le nom latin du harfang des neiges, symbole aviaire du Québec. Nos étiquettes sont trilingues : anglais, français, espagnol, pour répondre aux normes de l’Europe, du Royaume-Uni, de Cuba et de l’Amérique latine.

Peut-être que vos lecteurs le savent déjà, nous sommes l’exportateur canadien et l’importateur en France du premier fromage à poutine québécois en France ! Nous avons en effet annoncé récemment l’arrivée du fromage en grain de la Fromagerie Saint-Guillaume au royaume des fromages !


Auriez-vous un conseil pour les gens qui veulent se lancer ?

C’est sûr que moi je ne suis pas encore rendu très loin dans ce processus. Je suis en quelque sorte dans l’apprentissage de l’entrepreneuriat. Je suis entouré d’une équipe de collaborateurs internes et externes fabuleux qui aide le jeune entrepreneur que je suis, qui aide la startup qu’est Canadian Food Wholesaler et qui aide le Québec alimentaire à rayonner à l’international.

De gauche à droite : Marc Duchesne, conseiller stratégique, Marjorie Lopez, directrice du développement des ventes Europe et logistique globale, Sébastien Le Neindre, président de l’entreprise, Angel Rodriguez, directeur du développement des ventes Amérique latine et des TI, Jacynthe Beauregard, membre du comité aviseur et coach pour les finances trinquant avec un vin mousseux aux bleuets sauvages du Domaine de l’Orée des Bois. Absents de la photo : Ellen Shotton, directrice artistique externe et Ian Perreault, chef expert et membre du comité aviseur.

Les gens ont tendance à se concentrer sur leurs idées mais pas sur tous les à-côtés qui viennent avec. Par exemple les assurances responsabilité, le plan de contingence en cas d’une invalidité du dirigeant, etc. Les gens de l’entourage n’y penseront pas nécessairement. On a beau être prudent on va toujours oublier certaines choses. Je pense qu’il faut en parler au plus de gens possible surtout si on est seul dans sa propre aventure.

Est-ce que vous recommanderiez la Halte 24-7 ?

Oui ! Ce qui est bien avec la Halte, c’est que ça cadre parfaitement avec la mission de mon entreprise et à mes propres valeurs. Nous voulons unir la communauté de tous les manufacturiers et producteurs en vue d’être plus forts pour exporter le Québec alimentaire, donc c’est comme un naturel que je sois dans une communauté.

Nous vivons dans une communauté d’affaire de proximité. D’ailleurs, nous sommes en discussions avec notre voisine Patricia de Solfish pour potentiellement une exportation de poisson. Notre nouvelle firme comptable est Anick de chez Accès Bénéficia. Mon but est de rapprocher les gens à l’import-export, quoi de mieux que d’être ici pour le faire.

Vous pouvez retrouver Canadian Food sur leur site internet, sur Facebook et sur Linkedin.

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